État
Si tu bois à l’excès
Si tu te gèles souvent
Si tu manges sans arrêt
Si tu fumes à la chaîne
Si tu vis pour le sucre
Si tu t’entraînes maladivement
Si tu as besoin d’être toujours devant un écran
Si tu as une ou plusieurs addictions
C’est que tu veux changer d’état.
Si tu veux changer d’état, c’est que ton état ne te satisfait pas.
Que pourrions-nous faire pour être satisfaits et heureux de ce que nous ressentons. Serait-il possible d’être bien avec qui nous sommes?
Peux-tu être heureux avec toi-même?

❤️
Ayez la grâce de l’écoute, l’humilité de changer d’avis, la force d’exprimer les choses avec respect, le courage d’aider avec dévotion, l’intelligence d’apprendre, la générosité de vous intéresser aux autres, la pudeur de ne pas parler que de vous, l’altruisme d’accompagner les autres dans les moments difficiles…Prenez conscience de la gratitude qui est là, au fond de vous, dites votre amour aux gens que vous aimez et surtout, n’attendez rien en retour… Vous aurez ainsi le bonheur d’aimer et d’être aimé, ce qui est tout. ❤️
Joyeux anniversaire papa.
23 mai. Joyeux anniversaire papa. Tu me manques terriblement. Mais je te ressens. Oui, je vais bien, merci; la vie continue et elle est formidable. Tu sais, je sais que tu es là, à travers moi… Ou est-ce moi qui vit à travers toi? Chose sûre, tu es très présent. Tous les jours, à chaque minute, tu es là, bienveillant. Grâce à toi, je vois sincèrement le beau et le bon en tout. Comme toi, j’aime les gens et j’ai l’immense désir de les faire rire, de les émouvoir, de les rendre heureux. Comme toi, tout ce que je désire c’est le partage. Mon but est l’atteinte de l’harmonie et de la sérénité en tout, avec tous. L’amour, comme toi est l’essentiel. Je désire que tous soient heureux. C’est mon moteur, ton moteur… La passion de vivre l’emporte sur toutes les déceptions et les difficultés de la vie. Oh oui, papa, c’est grâce à toi tout ça. Merci de m’avoir offert la confiance en cadeau, c’est précieux. Je t’entends encore dire: « Je vous présente mon fils! C’est lui l’acteur ! »… J’avais 10 ans.
Papa, j’ai 7 ans de plus que l’âge que tu avais au moment de ton décès. 7 années de plus de vie! Si tu savais ce qui m’est arrivé en sept ans! Oh, oui… bien sûr, tu le sais, tu es là, près de moi. Et je t’aime. Fort. ❤️
Dis à ceux que tu aimes que tu les adores
Tu sais,
Il te faudra écouter
pour savoir parler.
Il faudra te regarder bien en face
pour ensuite prendre ta place.
Il faudra dire à ceux que tu aimes
que tu les adores.
Il te faudra bien ressentir
pour ne rien oublier.
Il te faudra donner ton coeur
et serrer, serrer, serrer
dans tes bras, toute la vie.
Il faudra dire à ceux que tu aimes
Que tu les adores.
Il te faudra laisser partir les autres
accepter d’être abandonné
coupé sec, à droite, par la mort
et pleurer, pleurer, pleurer
même très tard, même vieux.
Il faudra dire à ceux que tu aimes
Que tu les adores.
Enfin, il te faudra comprendre qu’hier s’est envolé
que rien ne sert de le regretter
avance, fonce, cours, vole
Car tiens, tu vois, déjà, tu lis du passé.
Mais avant…
As-tu dit à ceux que tu aimes
Que tu les adores?
Alain Zouvi
Humilité
Il y a 40 ans et 6 mois, je sortais de l’école nationale de théâtre. Je venais tout juste d’avoir 22 ans. Juste en arrivant sur le marché du travail, j’ai eu l’extrême joie de participer au tonitruant “Roi boiteux” avec Robert Gravel, Jean-Pierre Ronfard et la trentaine de comédiens et comédiennes formidables que je n’oublierai jamais. Depuis, j’ai joué dans 57 pièces de théâtre, j’ai doublé 294 acteurs dans 517 films, j’ai joué dans 22 téléromans, une dizaine de films, j’ai mis en scène une vingtaine de spectacles, j’ai enseigné avec un grand plaisir à plusieurs étudiants dans différentes écoles et…
Récemment on m’a dit: “faudrait que tu sois plus naturel…”
Je reste humble. 😇
“Embrasse”au TNM
Des personnages en quête de bonheur, en quête de validation, avec un désir profond et sincère du beau, des êtres blessés en quête d’Amour. Le grand. L’essentiel. Une magnifique et grandiose ode à la beauté, un traité contre la médiocrité; c’est ce qui m’a bouleversé au TNM dimanche:
Théodore Pellerin, Anne Marie Cadieux, Anglesh Major, Yves Jacques, et Alice Pascal sont tout simplement sublimes dans “Embrasse”, magnifique texte de Michel-Marc Bouchard. L’auteur nous transporte et aussi, dirige nos émotions de manière redoutable et magistrale, à chaque réplique, à la façon d’un chef d’orchestre. Il a su rassembler avec une grande sensibilité, tous les manques, toutes les douleurs, toutes les frustrations qui font surface en ce moment, et depuis trop longtemps, avec cette pandémie qui se prolonge, pour les mettre en contraste avec la beauté, la tendresse et l’amour, qui nous sont essentiels. Pour lutter contre cette montée des extrêmes qui fait peur aujourd’hui, il nous en offre une autre, celle de la tendresse. Je ne vous dis pas comment, allez voir la pièce!
C’est tout simplement magnifique.
La mise en scène d’Eda Homes est sobre, très efficace et soutient le propos à la perfection. Bravo à elle et à son assistante Élaine Normandeau. La scénographie de Michael Gianfrancesco est toute en douceur, avec ses tissus soyeux et légers, mais en même temps dure, crue et glaciale par moments, grace à la symphonie de néons apportée par les éclairages superbes d’Étienne Boucher. Le contraste est parfait et voyage en même temps que les émotions des personnages, tout comme la musique d’Alexander MacSween qui accompagne et soutient, juste assez, mais de manière solide, tous ces contrastes.
Bravo à Karine Cusson pour les accessoires, à Rachel Tremblay, Sarah Tremblay et Sébastien Dionne pour les coiffures, les perruques et les costumes. Bravo à Audrey Toulouse pour ses maquillages, à Thomas Payette et Gaspard Philippe pour ces beaux moments sur vidéos.
Un grand moment de théâtre. Vraiment.
Papa
Papa! Le temps file non? Ou plutôt, comme disait Yvon Deschamps; « le temps passe pas; nous-autres on passe! » Il y a déjà trente deux ans, le sept janvier 1989, tu nous as tous quitté, en glissant dans une courbe verglacée, toi, amoureux chevalier de la route allant retrouver sa princesse bien aimée. Elle ne t’a jamais plus serrée dans ses bras. Tu avais cinquante sept ans. J’en avais trente. Ton petit fils avait trois ans. Tu sais qu’il a gagné un gémeau? Ton vieux fils de soixante deux ans est si fier de lui!
Je pense à toi très fort ce soir parce que j’ai fait une promenade tout à l’heure aux mêmes endroits où nous marchions tous les deux, main dans la main, quand j’étais petit en 1963, tout près de l’oratoire. J’ai ressenti à nouveau, exactement comme à l’époque, une immense vague d’amour pour toi, mon père à moi, car je me suis souvenu de la certitude, de l’assurance de tout l’amour que tu ressentais pour moi. Tu sais, j’ai déjà vécu cinq ans de plus que toi; si tu savais ce qui s’est passé pendant ces cinq années! Je dis ça mais dans le fond, je sais que tu sais; ça faisait tellement de bruit ici que tu as dû tout entendre de chez toi. Tu me diras?
Tu me manques papa. Énormément.
J’ai l’impression que notre relation d’adultes ne faisait que commencer quand tu es parti.
Dans mon souvenir maintenant, tu es plus jeune que moi. De toute façon, tu as toujours gardé ton âme d’enfant.
J’aimerais tellement que tu sois avec moi ce soir papa.
Je t’aimerai toujours.
Zouzou, ton vieux fiston
X
La loi du moindre effort
Je crois que nous vivons de plus en plus une époque dans laquelle nous voulons tout aplanir. Tout le monde doit se ressembler et personne ne doit se démarquer, se distinguer. Si quelqu’un le fait, il a droit au sempiternel: “…pour qui qu’y s’prend lui? Il a de l’argent, ce n’est pas normal, il doit avoir voler quelqu’un… pis lui il parle trop bien, c’est louche, il s’prend pour un autre… pis lui, il étudie trop, il a trop d’éducation, il va passer sa vie à étudier? Il travaille pas!”
Je crois fermement que le système d’éducation se doit de donner la chance à tout le monde, oui bien sûr, mais il ne faut surtout pas éliminer les difficultés, le travail et l’effort. L’effort dans l’apprentissage est plus que nécessaire, il est essentiel. Nos jeunes doivent l’apprendre très tôt. Plusieurs personnes auraient dû l’apprendre je crois. Nous avons tendance à être dans le déni face à nos échecs, ce qui fait que nous nous donnons l’impression sécurisante que tout est parfait et que tout le monde réussit tout. Dire à quelqu’un qu’il échoue, c’est dur et inacceptable. Quelqu’un échoue? Ce n’est pas juste; tout le monde doit absolument arriver au même niveau. Trop souvent, sans assez d’efforts. Je crois qu’il faut faire en sorte que les apprentissages soient difficiles, que les études demandent beaucoup d’efforts, car il faut pouvoir se tromper, rater son coup, comprendre et recommencer. C’est comme ça qu’on apprend. En bref, nous devons apprendre de nos erreurs et de nos efforts.
Pur
Je suis très ému. Le film « Maria Chapdelaine »: une perle d’une pureté inimaginable. Un bijou de film; le jeu des acteurs est parfait, aucun truc, aucune « façon » de jouer, tous ces gens sont vrais, ils existent. Sébastien Ricard est tout simplement parfait , jouant cet homme prisonnier de sa culpabilité et de sa douleur. Il est tout en douceur, tout en verité. Comme il ne fait aucun effet d’acteur, et qu’il vit littéralement sous nos yeux, nous sommes solidement connectés à lui autant que lui l’est, à ses émotions. Il est superbe. Magnifique Sara Montpetit qui « est », tout simplement; et croyez moi, je sais le travail que ça demande, « être » tout simplement. Émile Schneider, Antoine Olivier Pilon, Robert Naylor, Martin Dubreuil, Gabriel Arcand, Danny Gilmore, Gilbert Sicotte sont tout simplement magnifiques de sincérité. Hélène Florent ne « fait » rien et on ressent tout: quel talent, quelle comédienne! Je n’ai pu faire autrement que de penser à ma mère, Amulette, qui avait joué ce même rôle il y a plusieurs années. Je suis convaincu qu’elle aurait adoré l’interprétation bouleversante d’Hélène Florent. Et tous les enfants de la famille sont touchants, vrais, et excellents. La direction photo de Michel La Veaux nous parle. Par ses images dramatiques, la nature vit. Que dire de la musique de Philippe Brault: elle suit le rythme et les subtilités harmoniques des émotions des personnages. Et la réalisation de Sébastien Pilote est magique. Il a eu le génie et le courage d’adopter le véritable rythme de vie de l’époque, avec ses silences, ses bruits de pas dans la neige glacée, ses craquements de planchers de bois (bravo à Gilles Corbeil, Olivier Calvert, Stéphane Bergeron, Bernard Gariépy-Strobl au son). M. Pilote à respecté les distances de voyage, les heures infinies de travail ardu et difficile, les périodes de jeu en famille, et le seul mode de communication de l’époque ; l’autre, la présence de l’autre membre de la famille, avec quelques rares visites d’amis ou de voisins. Les costumes de Francesca Chamberland sont vivants eux aussi, ils sont usés de vérité et magnifiques. Bravo à Richard Comeau au montage qui rend toute son âme au rythme de vie de cette époque. Merci aux producteurs Pierre Even et Sylvain Proulx de nous avoir donné ce superbe film. Le film dure deux heures trente, qui passent à la vitesse de l’éclair; j’en aurais voulu encore. Sincèrement. Bravo Sébastien Pilote et bravo à toute l’équipe! XXX
Vertu
L’intolérance. Plus une seule erreur. Plus une seule faute de frappe. Plus un seul mot de trop. Rien ne sera toléré; c’est l’heure de l’éloge de la vertu. La grande, la floue, la belle, la bonne; celle qui enterre nos culpabilités. Nous devenons des être parfaits. Fini l’humour. “On est pas là pour rigoler”. Nous ne regardons plus les conséquences possiblement désastreuses d’une vertu spontanée, passionnée, idéaliste, irréfléchie et souvent fausse; nous n’avons besoin que de l’exprimer et de condamner au bûcher ceux et celles qui ne seront pas d’accord. Tout ça, même si les conséquences qui en résultent tuent l’humanité.
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