Vous êtes là?

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Bonjour à vous, les vrais, les durs de durs, ceux qui me suivent malgré le fait que j’aie quitté tous les réseaux sociaux, tous sans exception: facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, Periscope…TOUS. Ah…je respire. Je me suis sauvé, j’ai fui l’agressivité, les discussions souvent stériles, le désir totalement inutile car presque toujours inassouvi, (Inazouvi, comme dirait mon amie Sophie Faucher) de faire changer d’avis, surtout d’opinion, son interlocuteur; j’ai pris les jambes à mon cou et …ah, je respire.

Pour un asthmatique ce n’est pas peu dire!

Merci d’être ici, de me lire; faites le moi savoir, je continuerai. X

Le besoin de critiquer

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Depuis les réseaux sociaux, les conversations animées entre amis, sont devenues un déversement public de frustrations, de critiques et d’étalage de « chialage »; les plate-formes comme Facebook, twitter, et autres outils informatiques, que j’ai utilisées, permettent ce genre de défoulement. Bien sûr, je trouve qu’il est enrichissant d’avoir une opinion et de l’exprimer, mais après avoir écouté l’autre et avoir fait une certaine analyse de la situation.

Ça s’appelle un échange.

Il est évidemment nécéssaire de s’impliquer et d’échanger, mais le besoin de « chialer », sans aucune réflexion, ni analyse, est déplorable et nuisible; l’effet de ces plate-formes est pernicieux: comme nous avons le droit d’être impolis et même irrespectueux souvent sur les réseaux sociaux, nous avons donc la permission de l’être aussi dans la vie; la colère et la frustration que les gens retenaient auparavant, par respect et par réflexion, éclaboussent maintenant sans vergogne, tous ceux qui nous entourent. Ça soulage. Et ce qui est pire, ce sentiment s’étend malheureusement dans la vie de tous les jours, l’agressivité monte de plus en plus; on entend et on réagit sur le champs, sans réfléchir, en vomissant sur les autres, sans écouter, uniquement dans le but de combler son besoin irrépressible de déverser ses émotions négatives et destructrices, comme Donald Trump sur Twitter.

 

Le temps

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2018. Aussitôt que je me dis que j’ai le temps, je ferme les yeux et quand je les ouvre à nouveau, je suis arrivé au moment prévu. Donc, il y a quelques secondes, je me trouvais chanceux de bientôt arriver à l’âge de 20 ans; j’ai fermé les yeux et quand je les ai ouvert, j’avais 59 ans depuis le 12 avril 2018. Il est donc temps de faire ce dont je rêve depuis toujours, sans me dire que j’ai le temps, car je risque de fermer les yeux… et de ne plus pouvoir les rouvrir.

Chaque seconde…

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Depuis que je suis véritablement conscient qu ‘il me reste moins de temps à venir que celui que j’ai déjà vécu, je jouis de chaque seconde. J’entends par là que chaque échange, chaque discussion, chaque sentiment et chaque émotion, a une importance et une signification essentielles. C’est ça profiter de la vie?

La leçon

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Après les évènements tragiques de Floride, voir tous ces jeunes qui protestent, qui crient, qui pleurent, qui posent des questions essentielles, qui exigent des réponses sensées et des solutions durables, voir ces jeunes êtres humains courageux, intelligents, patients, qui réussissent, tout en étant encore sous le choc, à raisonner, à parler intelligemment, voir ces jeunes dis-je, me bouleverse et me touche au plus haut point. Ils me redonnent espoir et confiance.

La force de la vie et de l’humanité, contre la peur, la honte et l’argent.

Le chemin

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Nicole et moi.jpegJulius, Nicole Leblanc et moi entre 2 scènes de 4 1/2 vers 1999

En 2017, j’ai perdu dix personnes; des connaissances, des camarades, des amis. Dix. On a beau s’habituer à la perte des être chers, il est normal de se retrouver face à sa propre fin lorsqu’on en perd autant, et ce, si rapidement. Il reste moins de temps en avant qu’en arrière! Plus on vieillit, plus nombreux sont les gens qui nous quittent; c’est dans l’ordre des choses, c’est la loi de la nature.

Aussi,  je réalise que suis chanceux de pouvoir continuer à avancer, alors que d’autres sont partis. Je me dois donc de profiter de tout ce que je vis en ce moment, alors que plusieurs ne le peuvent plus.

Je pense très fort à vous mes amis, tous les jours. Dans mes songes, je partage avec vous tout ce qui s’est passé depuis que vous nous avez quittés.

Victor, Jeannine, Jean, Mireille, Julius, Donald, Benoit, Paul, Nicole… je pense à vous très fort, je vous emmène avec moi, en vous racontant, dans les moindres détails, cette folle aventure qu’est la vie qui continue.

Je veux la partager avec chacun de vous que j’ai aimé… que j’aime pour toujours.

Transmission

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Encore une fois, chère maman, je te parle ici. Je le fais par écrit parce que je crois que si je marmonnais à voix haute, dans des lieux publics, on me prendrait pour un fou.

Je t’écris donc une fois de plus pour te dire ceci:

Je réalise que sans en avoir l’air, tu m’as appris la vie. Simplement, honnêtement, presque malgré toi, tu m’as inculqué des valeurs d’une grande importance. Tu te souviens?

« Tiens TOUJOURS tes promesses »; celle-là, je ne l’ai jamais oubliée. Bon, j’ai déjà perdu un contrat très payant et prestigieux parce que j’avais donné ma parole pour un petit contrat totalement invisible, avec un cachet de crève-la-faim, mais je sais quand même que j’ai pris la bonne décision.

Ah oui celle-là: « Tu t’en souviendras pus l’jour de tes noces! » Même si je me suis marié deux fois, cette phrase m’a aidée à de nombreuses reprises et m’aide encore souvent maintenant, même à 58 ans; elle me sécurise.

Je me souviens aussi de: « Quéssé qu’il dit? J’comprends rien, « y’ phlase!!!! » Oui ou non? C’pas compliqué ça! » Tu avais bien raison: pourquoi compliquer les choses; vive le pouvoir du «gros bon sens »

Et la plus forte: en quittant cette terre, ton dernier message a été celui d’une femme qui a dû se débrouiller toute seule pour élever un fils qui maintenant pense souvent à toi, toi qui lui a transmis le vrai, l’important, l’essentiel: l’amour.

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