Réflexion

Pan pan, t’es mort!

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Tant que les américains considèreront l’argent comme un dieu, ils ne prendront pas les décisions sensées face aux armes à feu. Je n’exagère pas; un dieu. Ce n’est pas une figure de style; c’est en voyant la cérémonie quasi religieuse de réouverture de la bourse après les évènements tragiques du 11 septembre, que j’ai pu voir à quel point aux états-unis, l’argent n’est pas un outil, mais bien un véritable dieu. Prévenir les tueries en réduisant considérablement et logiquement la vente des armes à feu, empêcher que des armes d’assaut se retrouvent entre des mains civiles, pourrait sauver des vies, mais ce serait une insulte au dieu Wall Street et ne serait pas payant. Si les États-Unis continuent à ne pas admettre leur grave erreur, dans peu de temps, il y aura des bazookas et des tanks en vente libre pour qu’ils puissent s’auto-détruire de manière encore plus efficace. In NASDAQ we trust. La national rifle association finance les gouvernements qui devraient ensuite leur faire perdre des sommes astronomiques en réduisant leurs ventes? Bien sûr que non; pour avoir et conserver le pouvoir (et faire de l’argent), les gouvernements continuent à faire tout ce qu’elle veut. Toutes les excuses élaborées par la NRA et les présidents, financés par elle, sont évidemment pour faire détourner les yeux et pour bien garder les cerveaux des “croyants au dieu argent” ailleurs que sur les vrais responsables. Eux-mêmes. Mais non, la grande excuse reste: “Ce sont des malades mentaux”. Comme si il n’y en avait pas dans les autres pays des malades mentaux! Pourtant, il n’y a jamais autant de morts causés par les armes à feu que chez eux. Ouvrez les yeux: si les malades mentaux/tueurs américains avaient une fourchette comme arme de poing, il feraient beaucoup moins de dommage. C’est logique… mais pas payant.

Temps

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Prendre le temps de dire. Prendre le temps d’écrire. Prendre du temps. Prendre. Le temps. Celui qui fuit, celui qui passe de plus en plus vite, l’utiliser celui-là, ce concept essentiel, pour dire, pour écrire… toute l’admiration que j’ai pour toi, tout le bien que je te veux, tout le bonheur que je te souhaite, tout le réconfort que tu me donnes, toute l’amitié que j’ai pour toi, tout l’amour que je te donne.

Rewind

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Quelquefois j’ai envie de reculer dans le temps. Pas toujours, non, j’adore le futur, il est plein de projets, de désirs et de rêves. Mais, le respect, la politesse, le temps pour faire les choses, la discipline, l’écoute, l’entraide, la générosité, la civilité, la compassion, ma minceur, maman, papa, beaucoup d’ami.es, les années, plusieurs valeurs comme entre autres, la reconnaissance, le regard des femmes, la gratitude, la franchise, le bon goût, la quête de l’excellence, se sont disons…éloignées. Oui, bien sûr, certains items énoncés plus haut sont toujours là; cachés, moins apparents, mais toujours présents, heureusement, comme papa et maman. 😇

Fête des pères 2019

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J’avais trente ans, nous étions de plus en plus proches. Puis, un bête accident de voiture. Tu avais cinquante sept ans. J’en ai maintenant soixante et tu n’as jamais été si près; je te tiens par la main et je t’emmène visiter la vie de cinquante sept à soixante ans; comme ça, tu n’auras rien manqué. Comme tu le faisais avec moi quand j’étais petit, je te fais découvrir ce qui est, ce qu’il y a de beau, ce qui fait que la vie est la vie, ce qui est amour. Je t’aime papa.

amour

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au moment de détruire, construis.

au moment de médire, louange.

juste avant la colère, rappelle-toi la gratitude.

le temps tu sais,

il est à nous, pas qu’à toi.

au lieu de prendre, dretirer, d’enlever, de supprimer, d’éliminer, de retrancher, de dérober, et de ne penser qu’à toi,

donne, apporte, procure, offre, sers, prête, accorde, alloue, consens, et pense à l’autre.

au lieu d’avoir peur, de fuir,

reste, regarde et écoute, pour que, finalement,

au lieu de me haïr, tu m’aimes.

allez, serre-moi,

et rions.

mais surtout, aimons.

 

 

Bientôt 60

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Je veux que les gens m’aiment. Comme beaucoup d’entre nous j’imagine. Mais on dirait qu’à l’approche de mes 60 ans, ce sentiment est beaucoup plus fort et bouleversant. Malgré tous mes efforts pour garder de bonnes relations avec mes amours passées, il reste quand même quelques personnes déçues ou fâchées, qui ne veulent plus conserver le moindre contact avec moi. L’ennui c’est que j’aime ces personnes, et les voir couper tous les ponts en m’éliminant de leurs vies tout simplement, comme si elles ne m’avaient jamais véritablement aimé, me rend extrêmement triste.

Je sais oui, c’est étrange. Je sais que logiquement, je devrais ne pas m’en soucier et que je devrais continuer d’avancer sans regarder derrière, mais mon cœur me retient et me pousse à essayer régulièrement de garder des liens sincères et harmonieux avec les personnes que j’ai aimées et qui m’ont, je le suppose et l’espère, aussi aimé.

Ça ne marche pas toujours.

Le temps

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2018. Aussitôt que je me dis que j’ai le temps, je ferme les yeux et quand je les ouvre à nouveau, je suis arrivé au moment prévu. Donc, il y a quelques secondes, je me trouvais chanceux de bientôt arriver à l’âge de 20 ans; j’ai fermé les yeux et quand je les ai ouvert, j’avais 59 ans depuis le 12 avril 2018. Il est donc temps de faire ce dont je rêve depuis toujours, sans me dire que j’ai le temps, car je risque de fermer les yeux… et de ne plus pouvoir les rouvrir.