Diriger

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Oui, je pleure quand je dirige. Je ris aussi. Fort. Je vis, en fait. Je suis à fleur de peau. Pour guider une interprétation, un moment de jeu, je me dois d’être émotivementt impliqué; pour le bien de l’acteur ou de l’actrice, pour la vérité des personnages, pour l’authenticité, l’efficacité de la pièce et finalement, pour le public. Je ressens donc ce que le personnage et l’acteur ressentent, je vis ce que je désire que le public vive…et en l’éprouvant moi-même, je peux approfondir, ajuster, accorder et régler la généreuse création que les interprètes me livrent.

Je ne vois pas comment je pourrais faire le travail de metteur en scène uniquement avec ma tête. Je dirige avec mon coeur. Alors oui, j’ai pleuré souvent et je pleure encore en regardant les magnifiques acteurs du « jeu de l’amour et du hasard au TNM ». Ils se moquent de moi, mais ça ne fait rien, c’est de l’amour, et ça me fait pleurer encore plus, non pas de tristesse, mais de bonheur.

Au TNM jusqu’au 20 Mai 2017

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