Deuil de l’enfance

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Petit, tu vas voir, la vie est belle,
promis…
Mais elle passe vite.
Ton papa t’aime
Ta maman t’aime
Ils t’aimeront toujours,
même partis.
Mais un jour mon enfant,
tu seras celui
qui deviendra le grand,
le grand corps sérieux, responsable.
Toi, tu seras toujours présent mon petit,
bien enfoui, à l’intérieur,
mais toujours là. Pour toujours.
Il faut.
Petit,
Reste.
Ne t’en va pas!
Le temps a beau passer,
toi, reste,
reste toujours là, en moi, avec moi,
dans mon cœur.
Accompagne-moi,
tu vas voir, la vie est dure,
parfois cruelle,
mais elle est belle,
promis.
Mon enfant, mon petit à moi, reste là, ne t’en va pas,
je t’en prie, reste dans mon cœur:
Il a besoin de toi, mon coeur.
Tout les petits qui ont quitté
le cœur des grands
se cherchent un refuge et sont tristes.
Ils passent leurs vies, malheureux, perdus parmi les chaussettes uniques et les lettres d’adieu…
Et que dire de ces grands corps vides, qui errent, obsédés, sans enfance,
cherchant sans arrêt leur naïveté,
En quête d’amour, d’enthousiasme, d’énergie, de passion,
parfois d’amour.
Petit enfant, reste là, ne pars pas;
J’ai besoin de toi pour toujours, afin de rire
de m’attendrir, de sourire,
et surtout,
Ô bonheur suprême, de pleurer de joie,
de pleurer de bonheur et d’admiration…
Ce sont ces grands corps vides, sans toi, mon petit enfant,
qui ne rient plus,
et surtout
qui ne pleurent plus
de bonheur.

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